Poetical Quill Souls

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This blog contains a collection of renowned and young authors from around the world poems in the languages in which they were originally written. Each file includes author’s photo or portrait and brief biography. We offer news and announcements of interest to professional and amateur writers (writing competitions, poetry press, etc) too.


Este blog recoge una selección de poemas de reputados autores y jóvenes promesas de todo el mundo en las lenguas en las que fueron escritos originalmente. Se incluye en cada ficha una breve reseña biográfica del autor y fotos o cuadros de éste. Se complementa el grueso del material con datos de interés para escritores profesionales o aficionados a la literatura (como información sobre certámenes literarios, editoriales dedicadas a la poesía, etc).

Hadžem Hajdarević

Hadžem Hajdarević, Poesía bosnia, Bosnian poetryGotfried Benn u Sarajevskoj kafani 1994

Klub novinara, Zehrudinu Isakoviću, poslije

Svijeća se topila kano uplašeni redov na straži –
sve dok uši nije počeo gristi agregat.

Na rubovima dima cijedila se duga
masna kosa, do nje krezubi vicevi
o krevetu i Bosancu, pa usukani trbuh
smoren ljubomorom i čirom. Naočale
glasno sipaju votku. Javorove štake

sjedaju za moj stol. Jedna radoznala
koljena popuštahu pod brcima užutjelim
od nikotina. Šešir, oslonjen o zid, krišom je
buljio u razmjenu podgrijanih zubala
i slina. Umorni očni kapci

pjevuše dalmatinsku pjesan. Helanke
sa sedamnaest raznose tuborg pivo.
Operirana vilica siše lozu
na slamku. Geleri u butu kuraže
tek pripaljenu marihuanu: Valja bježati

u svijet! Sve vrijeme sijeda glava
ukuplja hrabrosti da takne rak dojke
– o kakav skorašnji žig! Od dima
duhanskog  tuberkuloza trlja snene
oči. Mašna muziku pušta. Po podu
lipti harmonikina krv... Da krisnem

i zapodjenem nešto u duši? Da ustanem
i skinem se gol? Ali u tom času
vrisnuše helanke i bluzice znojne:
šešir je zboden pod plećku, u vrat...

Izađoh, polahko, pun logorskog
gnoja... A za mnom
teturahu jedne
samotne

jedne od Svijeta skrivene vene
– prerezane za sat
i pol...


Hadžem Hajdarević (Foča, Bosnia-Herzegovina, 1956). Poeta, narrador y editor.

Lorentzos Mavilis ( Λορέντζος Μαβίλης )

Lorentzos Mavilis, Λορέντζος Μαβίλης, Greek poetry, Poesía griegaΛΗΘΗ

Καλότυχ' οι νεκροί, που λησμονάνε
την πίκρια της ζωής. Όντας βυθήσει
ο ήλιος και το σούρουπο ακλουθήσει,
μήν τους κλαις, ο καϋμός σου όσος και νά 'ναι!

Τέτοιαν ώρα οι ψυχές διψούν και πάνε
στης λησμονιάς την κρουσταλλένια βρύση.
Μα βούρκος το νεράκι θα μαυρίσει,
Σα στάξει γι' αυτές δάκρυ, όθε αγαπάνε.

Κι αν πιουν θολό νερό, ξαναθυμούνται
διαβαίνοντας λιβάδι' απ' ασφοδήλι,
πόνους παλιούς, που μέσα τους κοιμούνται.-

Α δε μπορείς παρά να κλαις, το δείλι,
τους ζωντανούς τα μάτια σου ας θρηνήσουν,
θέλουν -μα δε βολεί να λησμονήσουν.


Lorentzos Mavilis ( Λορέντζος Μαβίλης ) (Ítaca, Grecia, 1860 - Pamvotida, 1912). Poeta.

Antonio Buero Vallejo

 
Antonio Buero Vallejo, Alejandro Cabeza, Museo nacional del Teatro
A. Buero Vallejo por Alejandro Cabeza

Dos dibujos

Miguel, digo tu nombre y me posee
la hiriente y melancólica certeza
de que ya no me oyes.
Roto quedó el diálogo y es vano
pretender tu respuesta.
Desde la piedra de tu lecho último
perdona esta locura
tú, para siempre sordo.

Alentabas, vivías.
Sonreías a veces
sentado en el petate
e iban naciendo rasgos de mi mano.
Fueron tiempos insólitos
fijos en la memoria
como un denso presente que no acaba.

Hacinados en vasta galería
tras el perdido sueño del futuro
del hombre y su justicia,
la ansiedad y las hambres compartimos
en aquella antesala de la fosa.

Recíbenos Miguel, en la paz yerta
de aquel otro dibujo
que muestra tus pupilas apagadas
y tus labios resecos.


Antonio Buero Vallejo (Guadalajara, España, 1916 – Madrid, 2000). Dramaturgo, ensayista, traductor y poeta. Entre sus galardones, el Premio Lope de Vega (1948) y del Premio Cervantes (1986).

Bernald Noël

Bernald Noël, Poesía francesa, French poetry, Poetas franceses, French poets Le jardin d'encre


1

et maintenant c'est encore maintenant bien que tout glisse
bien que tout s'en aille en laissant sur la peau une traînée
on ne sait ni pourquoi ni en quoi cette chose passante
la gorge est lasse de brasser l'air pour faire un mot
une chose fourmille nocturne et sombre peut-être la fatigue
il faut que le monde vieillisse encore et se délie de sa limite
comme le corps trouve tout seul l'infini dans le sommeil
alors il ne sait pas qu'un songe a remplacé la vie
et que tout fait silence pour fêter ce remplacement
quelque chose remue pourtant dans l'arrière-pays de tête
est-ce une ombre qui vient une ombre qui s'en va
ou simplement le monde enfin réduit à sa fumée
le vent cherche une âme il croit la trouver sous la porte
en expédiant son souffle dans le noir mais qui est là
dans le couloir où la poussière a recueilli des traces
et maintenant il faut lever le poing et battre la mémoire
comme un tapis qui doit brutalement restituer l'image



2

et maintenant c'est toujours maintenant bien que le visiteur
tarde à réparer le cour qui donnera le rythme du présent
sait-on comment s'anime la pensée dans ce bruit-là
un vieux chuchotis remonte les racines des nerfs
tant de fantômes dans la chair ils aiguisent l'incertitude
la langue trie son passé au fond de la décharge interne
mais où est la bouche assez pleine d'oubli pour crier Non
à ces lambeaux qu'on pourrait prendre pour des souvenirs
une phrase une autre et l'angoisse dessous pourtant nouvelle
une lueur tremble dans la syllabe un éclat d'os
un reste d'avenir usé déjà par la grammaire
qui ne vient pas vers les mots avec l'espoir d'une éclaircie
et quoi l'énigme fait de beaux yeux aux visages défaits
on avait compté sur la règle ou sur la loi ou même
sur la justice mais comment sentir qu'un organe
est un maintenant qui a pris forme et qui la maintient
en dépit de la raison et du vocabulaire



3

et maintenant dis-tu pourquoi la solitude est-elle informe
on aimerait en mouler la substance et la poser devant
les mots sont faits pour ça ou peut-être la mort ou
la nuit qui de toute chose s'empreinte et n'en garde rien
on pense parfois à un linceul entrebâillé une phrase folle
faisant fuir hors de soi toute l'horlogerie des règles
mais en quoi sont les jours l'un après l'autre tirés du même
mouvement la chose invisible et régulière et si banale
que le poème joue son sens à vouloir y manger le temps
est-ce une langue ou bien un doigt pointé sur l'élevage de
poussière les mots tracés y deviennent aussitôt des ombres et qui regarde
avec un oeil lecteur n'a dans les yeux qu'une buée
dès lors tout point de vue s'abolit et voici que maintenant recule tombe
là-bas presque sous l'horizon devient geste d'adieu dont le cour refuse
l'émotion pour demeurer soi
c'est-à-dire un organe pratique une simple pompe active
à tout moment au milieu de l'appétit de vivre



4

et maintenant il n'y a plus moyen de rapiécer le jour
tout ce qui promettait une vie meilleure a détourné la tête
le silence règne du côté gauche et cela met toujours plus de blancs dans la
pensée dans les yeux qui ne voient plus le sens
le passé est revenu en force il a changé de nom il a cassé
les vieux jouets sociaux on en devine encore quelques traces
petits coups de pinceaux qui autrefois furent des mots
le regard n'y cueille que des restes puis reprend l'air
il ne sait plus que fut cet acte au fond de lui qui parle
avec du silence parfois cela fait un noeud dans la gorge
et c'est la brusque certitude d'une pendaison intérieure
il faut vivre ensuite malgré ce mort en soi devenir
le tombeau qui fait semblant d'être un corps ordinaire
on regarde alors sa peau comme le bord d'une misère
et maintenant les images s'y mettent qui collent les paupières
puis derrière elles mangent toute l'intimité ce peu d'espace
où survivait autour du mort un râle de révolte



5

et maintenant où est la porte pour se jeter dans l'avenir
autrefois elle était dans la bouche et l'âme y venait seule
toucher l'âme de l'Autre maintenant des épines de sel
gardent les lèvres une rangée de dents supplémentaires
la sortie n'est nulle part les mains s'obstinent à chercher
s'en vont les yeux fermés toucher la chair des signes d'encre
trouvent des courbes des élans les débris d'un message
croient que ces os d'ombre sont le squelette d'une vérité
au bout des doigts la pulpe se fait encore plus sensible
se veut pareille à un filet de voix mais la main tout à coup
s'engorge et redevient l'organe du silence
la poussière d'une présence pleut lentement à contre jour
on aimerait croire encore au mystère et y voir s'agiter
des traces d'ailes ou bien le dernier geste de l'en deçà
ou pourquoi pas l'un des glorieux mensonges du poète
mais maintenant il n'y a plus assez de présent pour voir
transparaître le rien qui germe sous chaque acte



6

et maintenant chacun s'éloigne dans le mouvement de l'approche
comme font les vers qui dérobent leur sens à mesure qu'il vient
mais sommes-nous jamais identiques à l'être qui respire en nous
Lui a l'avantage de rester à l'écart d'un visage de rester
tout entier dans son infinitif tandis que nous allons au milieu
du visible en posant notre ombre sur chaque chose et elle attend
et voudrait faire croire qu'elle a pris la chose dans sa toile
pour qu'une fois digérée elle soit enfin réellement le mot qu'elle est
notre ombre fait confiance au vocabulaire elle aime la langue morte
celle qui met dans la bouche une matière aussi fumeuse
qu'en met l'ombre sur nos talons comment arracher de nous l'insaisissable
et provoquer alentour le bruit d'un monde qui s'éteint
il est temps de replier sa peau et de dire à maintenant
regarde ces lignes ces taches ces oiseaux d'encre
peut-être tout cela ne raconte-t-il rien et pourtant
une vie remue parmi ces plis et son tremblement dit
la présence est un geste qui oriente l'espace



7
 

et maintenant est-ce le corps qui a vêtu la langue ou bien
fallait-il qu'existât ce vêtement de chair pour que vienne s'y prendre
cette rumeur qui cherchait bouche et nous voilà sur la fin de l'histoire
tout étant consommé non par l'usage mais par la destruction
le poète amoureux des anciens Grecs nous avait prévenus disant
des mots qu'ils sont les bâtards misérables du réel et du néant
cependant le choix d'être ou de n'être pas ne fut point obéré
par cette bâtardise car consonnes et voyelles ont assez de substance sonore
pour offrir au moins un suaire à nos pensées au lieu de la manger
comme font les images et maintenant la tête vide et le cour sec
chacun abandonne aux fantômes cette paroi au fond des yeux
où l'un poussant l'autre leur défilé sans cesse dévore la vie
mieux que jamais ne le firent les maladies ainsi trépassons-nous
à l'intérieur de nous même tout en gardant bonne apparence
et maintenant allons main dans la main au jardin d'encre
l'arbre qu'a planté le pinceau est aussi un arbre de mémoire
et renaissante la lecture est là qui bruit parmi les feuilles


 
 
Bernald Noël (Sainte-Geneviève-sur-Argence, Aveyron, Francia, 1930). Poeta, novelista, ensayista, traductor y crítico de arte.

José Miguel Santiago Castelo

José Miguel Santiago Castelo, Spanish poetry, Spanish poets, Poesía española, Poetas españoles
Camposanto de granja

A la memoria de Manuel Machado

Nube, sierra, campo,
vida, sueño, muerte...
Cuando acabe todo
aquí está mi suerte.
Aquí bajo un viento
preñado de luces
con el eco tibio
de la serranía
aquí tengo un huerto
sembrado de cruces
y un ciprés de sombra
y melancolía...

Aquí lo más cierto
y lo más seguro...
Iré por la vida,
seré lo que sea.
Al final me queda
un ancho futuro
de habares y lilas,
de trigal y azalea...
Una rosa al aire
y un vencejo al vuelo...
Mi cuerpo en mi tierra
y mi risa al cielo.

Juego de ambiciones
echado a esta carta:
un corto camino
y una estrella alta.
Nube, sierra, campo,
vida, sueño, muerte...
Cuando acabe todo
aquí está mi suerte.


José Miguel Santiago Castelo (Granja de Torrehermosa, Extremadura, España, 1948 - Madrid, 2015). Periodista y poeta. Director de la Real Academia de Extremadura. Premio Fastenrath de la Real Academia Española (1978), Premio Internacional de Poesía Jaime Gil de Biedma (2015).

Robert Ivanovich Rozhdestvensky ( Ро́берт Ива́нович Рожде́ственский )

Robert Ivanovich Rozhdestvensky, Ро́берт Ива́нович Рожде́ственский, Russian poetry, Russian poets, Poesía rusa, Poetas rusos Человеку надо мало: чтоб искал ...
      
       Человеку надо мало:
       чтоб искал и находил.
       Чтоб имелись для начала
       Друг -
       один
       и враг -
       один...
      
       Человеку надо мало:
       чтоб тропинка вдаль вела.
       Чтоб жила на свете
       мама.
       Сколько нужно ей -
       жила.
      
       Человеку надо мало:
       после грома - тишину.
       Голубой клочок тумана.
       Жизнь -
       одну.
       И смерть -
       одну.
      
       Утром свежую газету -
       с Человечеством родство.
       И всего одну планету:
       Землю!
       Только и всего.
      
       И -
       межзвездную дорогу
       да мечту о скоростях.
       Это, в сущности,-
       немного.
       Это, в общем-то,- пустяк.
      
      
       Невеликая награда.
       Невысокий пьедестал.
       Человеку
       мало
       надо.
       Лишь бы дома кто-то
       ждал 


Robert Ivanovich Rozhdestvensky (Ро́берт Ива́нович Рожде́ственский) (Kosikha, Rusia, 1932 – Peredelkino 1994). Poeta.

Mary Shelley

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Stanzas

Oh, come to me in dreams, my love!
   I will not ask a dearer bliss;
Come with the starry beams, my love,
   And press mine eyelids with thy kiss.

’Twas thus, as ancient fables tell,
   Love visited a Grecian maid,
Till she disturbed the sacred spell,
   And woke to find her hopes betrayed.

But gentle sleep shall veil my sight,
   And Psyche’s lamp shall darkling be,
When, in the visions of the night,
   Thou dost renew thy vows to me.

Then come to me in dreams, my love,
   I will not ask a dearer bliss;
Come with the starry beams, my love,
   And press mine eyelids with thy kiss.


Mary Wollstonecraft Godwin, conocida como Mary Shelley (Londres, Reino Unido, 1797 - 1851). Novelista, dramaturga, ensayista y biógrafa.

J. Jorge Sánchez



Discurso acerca de las pasiones del amor

Lo sé.
Sé que mi cuerpo ya no está en su apogeo
que su órbita ha dejado atrás el Sol
encaminándose imparable hacia Plutón,
su destino entrópico.
Mis pechos se alejan, mi vientre
obedece a la ley de la doblez
y los canales de Marte se marcan en mis piernas.

Mas tú deberías saber
que eres un gigante gaseoso
que va perdiendo su espesor
aunque te mires y veas la termodinámica ausente.

Ensancha tu alma al par que tus dimensiones.

No te pido que al encontrarnos
estallen los gases nobles como cuando éramos,
el uno para el otro, novas cegadoras.
Pero sí que no vivas tu estancia en mi cuerpo
desde un vehículo orbital y, como yo,
midas en cada caricia la edad del universo.


J. Jorge Sánchez (Barcelona, 1964). Licenciado en Filosofía y Doctor en Humanidades. Poeta.

Italo Calvino

Visitando necropoli con donne

Visitando necropoli con donne
viene l’ora del tè: già il pomeriggio
è andato. E s’avvicina l’ora
di cominciare un nuovo amore
e insieme l’ora di finirlo.
Così passa l’età. Chissà se un segno
lasceremo, magari senza accorgercene:
una pietra squadrata tra le pietre
dell’enorme piramide, o una spoglia
d’ossa in un loculo


Italo Giovanni Calvino Mameli (Santiago de Las Vegas, La Habana, en Cuba, 1923 - Siena, Italia, 1985). Novelista, autor de relatos y ensayista.

Wenquan Liang ( 梁文权 )

花儿还没开好
       
一朵野菊花
盛开在秋风里
盛开在
游人的眼里
有点羞涩
                       
记忆的种子
以慢动作回放
过程的美
成为
一季最大的收获

让时光逆行
丝丝缕缕
有平行也有穿插
累了眼睛
就像是你的秀发
如瀑
倒过来看一样的美
                       
取一把目光当做梳子
慢慢梳理
流行的风以及色彩
在与阳光的打闹中
不小心闪了腰
蜷作一团
你笑着说
花儿还没开好


Wenquan Liang ( 梁文权 ) (Henan, China 1969). Poeta y editor.
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